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dimanche 26 juillet 2009

Bristol 0.1 : un éditeur de texte pour développeur en manque d'espace-cerveau

Avez-vous trouvé l'éditeur de texte idéal ?

Moi non. Alors, après plusieurs mois de réflexion sur ce que je voulais, je me suis décidé à le coder. Comme tout programmeur UN*X, l'éditeur de texte est mon outil de prédilection, qui, complété avec un bon shell et de bon outils en ligne de commande, remplace avantageusement la complexité d'un IDE.

Je désirais un outil qui ne puisse s'utiliser qu'au clavier (je n'ai pas appris le bépo pour rien), et qui soit ergonomique, facile à utiliser et apprendre. Sauf que Vim et Emacs, tout puissants qu'ils soient, restent des insultes à l'ergonomie, et nécessitent un apprentissage ardu (nan, je ne troll pas ! ou si peu...). Et les éditeurs graphiques tels Geany restent des éditeurs graphiques... pour lesquels une souris reste nécessaire.

Pourtant, mon shell me propose tous les jours une interface en ligne de commande facile à utiliser, et avec beaucoup de facilités pour ne pas avoir à tout apprendre par cœur : notamment l'auto-complétion.

Le principal intérêt de Bristol est son interface basée sur un shell objet (shell python, pour les amateurs), avec une auto-complétion agressive pour éviter d'être perdus. En plus de cela, les raccourcis clavier de toute application graphique restent valables, personne ne devrait s'y sentir perdus (à part les utilisateurs de Vim, qui écrivent :q partout).

En plus de cela, Bristol est conçu pour être modulaire, la plupart de ses fonctions sont écrites sous formes de plugins, et sont indépendants de l'interface. Pour l'instant, seule une interface en mode texte (Curses) est disponible, une en GTK+ le sera pour la prochaine release.

Pour télécharger Bristol, obtenir plus de documentation sur son installation et son utilisation, rendez-vous sur le site du projet Bristol Edit. Commentaire, critiques, propositions, insultes bienvenus !

jeudi 20 octobre 2005

Si les systèmes d'exploitation étaient des compagnies aériennes

UNIX Airways

Chaque passager apporte un morceau de l'avion lorsqu'il arrive à l'aéroport. Tous les passagers se rendent ensuite sur la piste et assemblent l'avion ensemble pièce par pièce, tout en discutant sans arrêt sur la sorte d'avion qu'ils sont supposés construire. Lorsque les passagers arrivent, l'un d'eux doit être désigné pilote et doit se rendre dans la cabine de pilotage. Là, il trouve des manuels décrivant l'avion dans ses moindres détails, mais ne donnant aucune instruction sur le pilotage.

Air DOS

Tous les passagers poussent l'avion jusqu'à ce qu'il commence à planer. Ils sautent à bord et laissent l'avion glisser jusqu'à ce qu'il retombe. Ensuite, ils redescendent, poussent l'avion, et ainsi de suite.

Mac Airlines

Toutes les hôtesses, pilotes, préposés aux bagages et aux billets ont tous exactement le même visage. Vous entrez dans l'avion sans le voir et une fois à l'intérieur, vous n'avez aucun hublot pour voir dehors si vous êtes en vol ou pas. Aucune vibration durant le décollage, le vol ou l'atterrissage. Bref, vous ne savez même pas que c'est un avion et que vous êtes en vol !

Chaque fois que vous posez une question portant sur des détails, on vous rappelle gentiment mais fermement que vous n'avez pas besoin de le savoir, que vous ne voulez pas le savoir, et que tout sera fait pour vous sans que vous ayez à le savoir, alors fermez-la.

Windows Air

L'aérogare est très beau et coloré. Les hôtesses sont très gentilles. C'est très facile de consigner vos valises et l'embarquement se fait sans histoire. Le décollage est parfait.

Après une dizaine de minutes de vol, l'avion explose sans aucun avertissement.

Windows NT Air

Comme Windows Air, mais le billet coûte plus cher, les avions sont beaucoup plus gros, et lorsqu'ils explosent, tous les autres avions dans un rayon de 80 kilomètres explosent aussi.

Linux Air

Compagnie fondée par des employés mécontents provenant des autres compagnies aériennes. Ils construisent leurs propres avions, leurs propres comptoirs et pavent leurs pistes eux-mêmes. Le coût du billet est minime... il couvre seulement les frais encourus pour l'imprimer! Vous pouvez aussi télécharger votre billet gratuitement et le faire imprimer vous-mêmes. Une fois à bord, on vous donne un siège, quatre vis, des outils et un petit guide nommé Pose-siège.html. Vous trouverez même à bord des passagers expérimentés qui seront ravis de vous aider, quitte à se lancer dans des débats enflammés sur la meilleure façon de monter un siège. Une fois en place, le siège entièrement ajustable est très confortable. Le vol part et arrive à temps, sans pépin. Les repas à bord sont légers et nourrissants.

Lorsque vous essayez de dire aux autres personnes que vous avez voyagé gratuitement, dans un avion super confort, ils vous regardent comme si vous étiez un idiot et crient : Quoi ! Il a fallu que tu poses le siège toi même ?

Dans la série des Si les systèmes d'exploitations étaient et autres réponses de PDG, celle qui précède est ma préférée, car tellement vraie par rapport à Linux.

(Bon je sais, c'est peut-être un peu méchant pour les macs...)