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lundi 11 septembre 2006

L'ADSL sur un 486

L'ordinateur parental est mort. Depuis le début de l'été, il se bloquait au bout d'une durée de temps aléatoire, que ce soit sous Windows XP, Ubuntu, Grub, le BIOS, ou même le logo de la carte graphique, avant le BIOS. Depuis quelques semaines, c'est à un point que l'on voit rarement la fin du démarrage du système d'exploitation. Bref, l'ordinateur est guère utilisable. Étant donné que je devrai avoir un portable incessamment sous peu, mes parents devraient récupérer l'ordinateur que j'utilise actuellement.

Vous vous souvenez peut-être du PC au 486DX cadencé à 66 MHz, avec 4 Mo de mémoire vive, le héros de ces aventures ? Bien sûr, j'ai pensé à l'utiliser comme client X, mais un serveur X nécessite 16 Mo de mémoire vive, alors même avec un gros swap, je ne pense pas que l'ordinateur tiendrait...

Mais celui-ci a tout de même un système d'exploitation et un navigateur Web (les deux libres, qui plus est) installés... autant en profiter. J'ai donc pris l'unité centrale, l'ai branchée sur l'écran plat 19 pouces, le clavier et la souris optique des parents (je crois qu'un ordinateur de cet âge n'a jamais été branché à un tel écran), et ait relié la carte réseau du 486 au routeur ADSL.

Il ne restait plus qu'à faire fonctionner la carte réseau du 486. Les réseaux ethernets sont gérés plutôt facilement sous DOS, mais j'ai lu qu'il est même possible de faire fonctionner un modem ADSL en USB... mais les drivers de cartes réseau sont plus fréquent sous DOS que les drivers de carte USB.

Il existe plusieurs façon de créer un réseau ethernet sous DOS, mais la façon la plus simple est de trouver un Packet Driver, c'est à dire un petit driver assez courant, qui prend tout au plus 10 Ko dans la mémoire vive. Dans le cas de mon ordinateur (un Z-Station 510), le driver était pkt8000.com. Il suffit ensuite d'ajouter une ligne :

C:\chemin\du\driver\pkt8000 0x60

Dans votre autoexec.bat pour que le driver soir reconnu par le navigateur web Arachne. Ensuite, il suffit de déclarer une connexion avec DHCP, et ça roule !

Un petit exemple, la page de Google News :

Photo de la page Google News

Le rendu des sites web est assez inégal, mais toujours lisible. Arachne gère les tables, des fois les frames, et les css 1.

L'internet haut-débit sur un 486... qui l'eu cru ?

(Ce billet a été publie et en partie rédigé sur le 486. S'il manque des accents, c'est parce que Arachne de gère pas l'UTF-8... et que mon blog est en UTF-8. Je les rajouterai sous Ubuntu.)

mardi 5 septembre 2006

FreeDOS 1.0 viens de sortir !

Comme viens de l'annoncer Slashdot, le DOS libre et performant FreeDOS arrive enfin en version stable !

Vous pouvez vous précipiter sur la page de téléchargement, et mes explication sur la restauration d'un vieil ordinateur, avec FreeDOS, bien sûr !

dimanche 6 août 2006

Restaurer un vieil ordinateur, quatrième partie : les programmes

Ce billet est la quatrième partie d'une série, Restaurer un vieil ordinateur :

  1. Introduction
  2. L'installation du système d'exploitation
  3. L'installation et les tests d'interfaces graphiques
  4. L'installation et les tests de logiciels (billet actuel)

Rappelez-vous de l'objectif final de cette restauration : avoir sur cet ordinateur un traitement de texte WYSIWYG capable d'enregistrer/exporter dans un format ouvert et/ou lisible par OpenOffice.org, et optionellement capable de conserver une certaine mise en forme. De plus, si ce logiciel était libre, ce serait encore mieux.

J'ai cherché des traitements de textes libres pour DOS. Contrairement aux éditeurs de texte, qui sont légion, le seul traitement de texte libre est celui d'OpenGEM, dont j'ai parlé dans le billet précédent. Son inconvénient majeur est de ne pas être capable d'enregistrer dans un format ouvert, ne serai-ce qu'au format texte brut.

Je me suis donc tourné vers des solutions propriétaire, et la seule que j'ai trouvé potable est... Microsoft Word pour DOS. Eh oui...

Microsoft Word pour DOS

J'ai testé les versions 5.5 et 6 de Microsoft Word pour DOS. Ces deux versions sont très similaire, la version 6 ajoutant principalement le support des tableaux, et l'import/export de fichiers aux formats Microsoft Word pour Windows 1 et 2 et Microsoft Word pour Mac 4 et 5, des formats illisibles par OpenOffice.org, qui n'apporte donc rien. J'utilise tout de même Microsoft Word 6, mais quelqu'un qui aurait les mêmes besoins que moi pourrait se contenter de la version 5.5, qui à l'avantage d'être disponible gratuitement sur le site web de Microsoft.

Ce traitement de texte (que ce soit en version 5.5 ou 6) s'installe en lançant la commande INSTALL. Il va vous demander le dossier dans lequel vous voulez l'installer (chez moi c:\programs\word6), le mode graphique de votre écran, etc.

Une fois installé, vous pourrez l'ajouter dans les icônes de Desktop2, et lier les fichier .DOC et .RTF avec lui (vous pouvez le voir dans mon exemple de fichier EXT_FLX.DB2 dans le billet précédent).

Ensuite, Microsoft Word 6 s'utilise simplement, vous avez une barre de menu et une barre de format avec un styliste, un sélecteur de police et de taille de police, et des boutons pour mettre en gras (B), en italique/oblique (I) et en souligné (U).

Pour les formats de fichiers, Microsoft Word 6 enregistre par défaut au format Word 5.5/6 pour DOS (c'est le même format de fichier). Ce format est fermé, propriétaire, et totalement illisible par OpenOffice.org (celui-ci lit les fichiers Microsoft Word 5 et 6 pour Windows qui sont différents des formats pour DOS Mais alors où est la compatibilité avec OpenOffice.org ?

Microsoft Word 5.5/6 pour DOS peut aussi enregistrer au format RTF. Ce format, créé et ouvert par Microsoft, est parfaitement reconnu par la majorité des traitements de texte, y compris OpenOffice.org. Par contre, l'enregistrement au format RTF se fait par le biais d'un programme externe fournis avec Microsoft Word 6, et s'apparente plus à un export qu'à un enregistrement. Je conseille donc d'enregistrer vos documents au format Word 5.5/6 DOS, et d'enregistrer au format RTF la version que vous souhaitez transférer sur un autre ordinateur.

Remarque : les outils d'importation/exportation de Microsoft Word 5.5/6 pour DOS nécessitent que le dossier pointé par la variable d'environnement $TMP existe ! Sinon ils vous afficheront un sombre erreur comme quoi vous n'avez pas d'espace disque libre.

Pour conclure sur les traitements de texte, la seule solution interopérable (puiqu'utilisant un format ouvert) de traitement de texte sous DOS est Microsoft Word 5.5/6 pour DOS. Mais si quelqu'un connaît une solution libre meilleure que ce logiciel, je serai ravi de l'utiliser - par contre, je ne l'ai pas trouvée.

Un navigateur web

Voulant poursuivre l'installation de logiciels sur cet ordinateur, j'ai cherché un navigateur web (application ô combien indispensable). Et j'ai trouvé Arachne, un logiciel libre que vous pouvez télécharger sur cette page (vous y trouverez aussi des plugins pour Arachne, lui permettant par exemple de visionner des fichiers pdf).

Arachne est un vrai navigateur web, en mode graphique, avec gestion des tableaux, des CSS 1, des images gif, jpeg, png, associé à un client mail (POP3/SMTP) et à un navigateur dans le système de fichier. Arachne possède de plus une interface de configuration de votre connexion internet sous DOS, avec des drivers pour les modems et les cartes réseaux, bref, c'est une très bonne application, aux performances tout à fait honorables.

J'ai testé brièvement de configurer la carte réseau de mon ordinateur via Arachne, mais sans succès. Il faut dire que je n'y ai pas passé beaucoup de temps, l'ordinateur n'étant pas destiné à être connecté à un réseau.

Petite astuce pour Arachne : il existe un petit bouton magique permettant de basculer entre les différents thèmes du navigateur web. S'il est vrai que le thème par défaut est plutôt horrible, avec une prise de place sur l'écran assez impressionnante, il existe un thème simple et léger qui fout fait croire sur un navigateur dernière génération.

Autres programmes :

J'ai aussi essayé d'installer PythonD, la version de python pour DOS. Mais sans succès, avec la même erreur liée aux applications 32 bits décrite dans mon billet précédent.

Je suis aussi allé faire un tour sur Fortune4All, qui propose un équivalent du célèbre programme fortune pour diverses plate-forme, DOS inclus. Mais pour DOS, seules les sources sont fournies, pas de binaires. N'ayant pas envie de me lancer dans une compilation, j'en suis resté là.

C'est la fin de cette série sur DOS, si vous avez des applications à me conseiller, ou des astuces, n'hésitez pas !

vendredi 28 juillet 2006

Restaurer un vieil ordinateur, troisième partie : les interfaces graphiques

Ce billet est la troisième partie d'une série, Restaurer un vieil ordinateur :

  1. Introduction
  2. L'installation du système d'exploitation
  3. L'installation et les tests d'interfaces graphiques (billet actuel)
  4. L'installation et les tests de logiciels (traitement de texte entre autres)

Maintenant que l'on a un système d'exploitation fonctionnel et correctement configuré, passons au deuxième point du cahier des charges : l'interface graphique.

J'ai testé plusieurs interfaces graphiques, je vais faire d'abord un résumé de celles que je n'ai pas réussi à faire fonctionner, avant d'expliquer l'installation de celles qui sont opérationnelles.

Interfaces qui ne fonctionnent pas :

Geoworks

Cette interface (propriétaire et payante) était celle qui se trouvait sur l'ordinateur que doit remplacer le 486. Il utilisait la version 1 de Geoworks, datant de 1990, et qui proposait des fonctionnalités dignes d'un Windows 1995 (cliquer-glisser, explorateur de fichier avec vue en icônes digne de ce nom) et une suite de logiciels comme un traitement de texte performant (malheureusement, le seul format standard géré était le texte brut) ou un logiciel de dessin vectoriel. Le tout en multi-tâche, écrit en assembleur, et tenant sur 10 Mo. Le développement de Geoworks a continué, le logiciel s'est nommé PC-Geos, NewDeal Office puis Breadbox Ensemble, nom sous lequel vous pouvez le télécharger sur le site de Breadbox Ensemble, en version d'essai (il manque un bonne partie des logiciels disponibles dans la version complète).

J'ai essayé d'installer à la fois la version 1 de Geoworks, et la version de démonstration de Breadbox Ensemble (qui correspond à la version 4 de Geoworks). L'installation se déroule sans problèmes, mais pour les deux j'obtiens le même problème : il n'arrive pas à trouver de police dans userdata\font (alors qu'elles y sont, c'est juste qu'il a dû mal à lire le système de fichiers, probablement à cause de FreeDos).

J'ai trouvé une trace de ce problème ici, mais la solution, donnée pour Windows 95 ne fonctionne pas/est inapplicable sous FreeDos. Si quelque trouve une solution, je suis preneur, cette interface est très bien faite, il ne lui manque que le fait d'être libre ;-)

Microsoft Windows :

Ben oui, j'ai essayé d'installer Microsoft Windows 3.11 for Worksgroup (surtout pour voir si ça marchait ou non, je n'apprécie pas vraiment Windows 3.x). L'installation se déroule sans problème (astuce : copiez le contenu de toutes les disquettes dans un même dossier, par exemple sur un CD-Rom, le programme d'installation fonctionnera et vous évitera la corvée des changements de disques), on voit même le gestionnaire de programmes se remplir, mais impossible de démarrer le logiciel.

Seal et Ozone :

Seal et oZone sont deux interfaces graphiques libres pour DOS (dans le readme.txt de Seal est précisé que FreeDos est supporté) qui fonctionne en 32 bits.

Seal plante pendant l'installation (aucun fichier n'est copier, seuls les repertoires de destination sont créés), et Ozone (qui n'a pas de programme d'installation) plante au début de son exécution.

Les deux affichent le même message d'erreur, un arrêt dû au signal SIGNOFP suivi d'un traceback.

Pour Seal, 8 Mo de mémoire vive sont demandés (mais le programme d'installation aurait-il besoin d'autant de mémoire ?), mais vu que ce problème survient à l'identique pour tous les programmes 32 bits, je me demande s'il ne faudrait pas voir de ce côté-là. Si un gourou de l'exécution des programmes 32 bits sous DOS aurait des explication à donner, qu'il ne s'en prive pas !

Les interfaces qui fonctionnent :

OpenGEM

OpenGEM est la version libre d'un interface graphique nommée GEM. Vous pouvez la télécharger sur le site d'OpenGEM.

Pour l'installation, copiez l'archive zip (que vous avez au préalable copiée sur un CD-Rom) dans un répertoire temporaire de votre disque dur. Par exemple :

rem Création du répertoire temporaire :
md c:\temp
rem Copie de l'archive :
cp d:\gui\opengem5.zip c:\temp

Ensuite, nous allons renommer l'archive (car elle contient elle-même un fichier nommé opengem5.zip, il y aurait des conflits), et nous allons lancer l'installation :

rem Renommer l'archive :
cd c:\temp
mv opengem5.zip og5.zip
rem La décompresser :
unzip og5.zip
rem Lancer l'installation :
install

En fait, le programme d'installation se contente de décompresser le fichier opengem5.zip à la racine de votre lecteur c:. C'est une méthode d'installation peu élégante, qui ne vous permet pas de choisir le dossier de destination. Plusieurs dossiers seront créés dans c:\, ainsi qu'un fichier gem.bat. Il s'agit de la commande de lancement d'OpenGEM. Histoire de tenter de faire un peu plus rangé, nous allons le déplacer dans notre dossier bin :

mv c:\gem.bat c:\fdos\bin

Et ensuite on lance OpenGEM en entrant tout simplement :

gem

OpenGEM s'ouvre. D'après ce que j'ai lu, c'est une interface semblable à celle des anciens Mac. Je n'en sais trop rien, n'ayant presque jamais touché à un Mac. Il y a un menu en haut qui se change pour intégrer le menu des applications, un bureau contenant les icônes de vos périphériques (le lecteur CD-Rom est correctement détecté) et une corbeille. L'explorateur de fichier (avec des icônes et du cliquer-glisser, comme les grands) permet de lancer les applications.

Car OpenGEM propose en plus un grand nombre d'applications pour a peu près tous les besoins, par exemple un navigateur web rudimentaire ou un traitement de texte.

Mais cette interface a des inconvénients : pas très attrayantes graphiquement (et ce n'est pas de la faute au DOS, GeoWork est bien plus sympathique), l'installation offre une architecture de dossiers douteuse, il y a un temps de latence après chaque clique qui rend son utilisation un peu barbante. OpenGEM souffre de plus de problèmes de stabilité (le navigateur web plante sur la page d'aide de FreeDos, pourtant composées uniquement de texte et de liens hypertextes).

Et surtout, le test du traitement de texte n'est pas concluant, à cause des format. En effet, OpenGEM WordPlus n'enregistre que dans son propre format (extension .doc, mais ne correspond à aucun format Microsoft Word que je connaisse), et ne permet pas l'utilisation d'autres formats, ne serai-ce que le format texte brut.

Certes, le fait que OpenGEM soit un logiciel implique de facto que le format OpenGEM WordPlus soit ouvert (puisqu'on peut étudier la façon dont il est enregistré). Mais un format ouvert que je ne peux pas récupérer sous OpenOffice.org ne m'intéresse pas. Et je n'ai pas envie de tenter de programmer un convertisseur, j'ai d'autres projets.

Bref, si OpenGEM peut être utilisée comme gestionnaire de fichier, elle n'est pas concluante pour le traitement de texte.

Desktop 2

Desktop 2 est une autre interface graphique, en code ouvert (les sources sont disponibles, mais je n'ai pas vu d'indication de licence, à part une mention indiquant que les utilisations commerciales sont interdites sans l'accord de l'auteur). Contrairement à OpenGEM, elle ne propose pas de suite de logiciel, uniquement un lanceur de programme, un gestionnaire de fichiers, une calculatrice et un lecteur de CD audios.

Son installation se fait de la façon suivante :

rem On crée un répertoire temporaire :
md c:\temp
rem On copie l'archive dsk2_eng.zip depuis le CD-Rom :
cp d:\gui\dsk2_eng.zip c:\temp
rem On extrai l'archive :
cd c:\temp
unzip dsk2_eng.zip
rem On lance l'installation
cd desktop2
install

Le programme d'installation vous demandera l'endroit où vous souhaitez installer Desktop2, j'ai répondu c:\programs\dsk2. S'il vous demande de s'ajouter dans votre PATH, répondez comme vous le désirer (j'ai choisi de mettre les interfaces graphiques, donc je l'ai fait, mais manuellement, j'ai plus confiance en moi-même qu'en des programmes). Une fois l'installation faite, vous pouvez entrer la commande DBD (ou c:\programs\dsk2\dbd s'il n'est pas dans votre PATH).

Desktop 2 propose deux modes : le gestionnaire de programmes et le gestionnaires de fichier.

Le gestionnaire de programme est celui de démarrage. Les icônes du haut permettent de lancer des programmes intégrés à Desktop 2 (gestionnaire de fichier, calculatrice, lecteur de CD audios), la zone du bas peut contenir des icônes vers des programmes. Vous pouvez créer des icônes et des groupes d'icônes à l'aide du bouton Setup.

Le gestionnaire de fichier, accessible par le bouton éponyme, est en mode liste sur deux colonnes, chacune affichant un dossier différent. Vous avez la possibilité de réaliser des filtres, des recherches, du cliquer-glisser. De nombreuses fonctions sont proposées dans les boutons du bas, notamment un éditeur interne (dans lequel vous pouvez même utiliser un copier-coller presque comme sous X : sélectionner copie, et un clique droit colle). Notez aussi le bouton programme, qui permet de revenir au mode précédent. Vous pouvez aussi associer un programme à une extension de fichier.

Pour cela, retournez en mode programme, allez dans System Setup puis dans Associates. L'éditeur s'ouvre sur le fichier c:\programs\dsk2\EXT_FLX.DB2. Voici le contenu du mien, en fonction des programmes que j'ai installé (je vous en parlerai en détail dans la prochaine partie du billet) :

# Given the following path to a file, the mnemonics below represent
# the parts of the path as shown at the right column:
#
# path:  C:\TMP\TEST.EXE
#
#  !.!  -  filename + extension  (TEST.EXE)
#  !    -  filename              (TEST)
#  !:   -  drive                 (C:)
#  !\   -  directory             (\TMP)
#
# To associate the file extension GIF with a viewer called GIFVIEW,
# which needs the full path to the graphic file, the following
# expression must be used:
#
# GIF:  GIFVIEW !:!\!.!
#
# If the used viewer is a BATCH (filename.BAT) or MS-WINDOWS 3.x
# application, you must specify the full path to the viewer as shown
# in the example below:
#
# DOC:  C:\WINDOWS\WINWORD\WINWORD.EXE !.!
#
# zip:  pkunzip -d !.!

DOC: C:\PROGRAMS\WORD6\WORD.EXE !:!\!.!
RTF: C:\PROGRAMS\WORD6\WORD.EXE !:!\!.!

TXT: C:\FDOS\BIN\EDIT.EXE !:!\!.!

HTM: C:\PROGRAMS\ARACHNE\ARACHNE.BAT !:!\!.!
GIF: C:\PROGRAMS\ARACHNE\ARACHNE.BAT !:!\!.!
BMP: C:\PROGRAMS\ARACHNE\ARACHNE.BAT !:!\!.!
JPG: C:\PROGRAMS\ARACHNE\ARACHNE.BAT !:!\!.!
JPE: C:\PROGRAMS\ARACHNE\ARACHNE.BAT !:!\!.!
PNG: C:\PROGRAMS\ARACHNE\ARACHNE.BAT !:!\!.!

Au final, l'interface graphique Desktop 2 m'a séduit, elle est très réactive, plutôt facile à manier. Elle a cependant quelques défauts :

  • le fait de changer le nom d'un icône de programme pour en créer un nouveau (pour véritablement changer le nom, il faut cliquer sur renommer) n'est pas très intuitif
  • méfiez vous des flèches vers la droite des zones de texte ! Elles font buguer la souris, vous êtes obliger de quitter Desktop 2 voir de redémarrer l'ordinateur pour retrouver le comportement normal
  • Les barres de progressions ont des problèmes d'affichages
  • De même pour les messages d'avertissement dans le gestionnaire de fichier, ici c'est plus gênant. Le message, au lieu d'être affiché à sa place, se trouve vers le coin en haut à droite de l'écran. Malgré tout, il est facile de deviner quelle est la question posée.
  • Le lecteur CD-Rom n'est pas détecté dans la fenêtre de choix des disques. Pour consulter son contenu, il suffit d'entrer sa lettre de lecteur dans une barre d'adresse.
  • Malgré tout, les copies de fichiers en provenance du lecteur CD-Rom sont parfois douteuses, j'ai déjà eu des fichiers corrompus. Si c'est le cas, réalisez vos copies depuis un CD-Rom en ligne de commande.
  • La calculatrice n'est pas fonctionnelle (ou c'est moi qui suis stupide)

Malgré tout ces problèmes, j'ai choisi de garder Desktop 2 au détriment de OpenGEM comme interface principale. J'ai même désinstallé OpenGEM pour faire le ménage sur mon disque. Si vous voulez que Desktop 2 se lance automatiquement au démarrage de l'ordinateur (c'est valable aussi pour OpenGEM, avec la commande gem), placez à la dernière ligne de votre AUTOEXEC.BAT :

dbd

Ou si Desktop 2 n'est pas dans votre PATH :

c:\programs\dsk2\dbd

(Vous pouvez voir Desktop 2 placé ainsi dans l'exemple de mon fichier AUTOEXEC.BAT du billet précédent.)

Conclusion :

Les interfaces libres proposent des alternatives acceptables et conviviales, OpenGEM est intéressant pour ceux qui ne demandent pas d'échanges de fichier, et qui désirent de multiples logiciels intégrés, Desktop 2 est plutôt une interface de lancement d'autre programmes, dotée d'un bon gestionnaire de fichiers.

jeudi 27 juillet 2006

Restaurer un vieil ordinateur, deuxième partie : le système d'exploitation

Ce billet est la seconde partie d'une série, Restaurer un vieil ordinateur :

  1. Introduction
  2. L'installation du système d'exploitation (billet actuel)
  3. L'installation et les tests d'interfaces graphiques
  4. L'installation et les tests de logiciels (traitement de texte entre autres)

Notre ordinateur n'a, vous l'avez lu dans le billet précédent (sinon, retournez-y), que 4 Mo de mémoire vive, et j'ai l'ambition d'y installer une interface graphique. Donc on oublie Linux + un serveur X. Que reste-t-il ? En effet, pas grand chose à part le DOS.

Le DOS ? Plutôt un DOS !

Car outre MS-DOS (non maintenu depuis 1995), il existe OpenDos (nommé aussi DR-DOS, de SCO ex Caldera - oui, les méchants qui tapent sur Linux - gratuit mais non libre, avec quelques fonction intéressantes comme un multi-tâche bouffeur de mémoire), et surtout... FreeDos ! Ce dernier est libre (licence GPL), et possède aussi des fonctions intéressantes : autocomplétion des noms de fichiers (oui, comme sous Bash), gestion des disques en FAT32, un développement encore actif (une version 1 devrai être disponible incessamment sous peu, ce qui équivaut à une version 10 d'un logiciel propriétaire ;-) ).

A l'unanimité, j'ai donc choisi FreeDos. Celui-ci est disponible sous la forme d'une image de CD-Rom, avec une disquette de démarrage pour les ordinateurs qui ne peuvent démarrer sur un CD-Rom, ou sous la forme d'un pile de disquettes.

Étant plutôt flemmard (c'est le propre de l'informaticien, rappelons-le), je n'avais pas envie de goûter à nouveau au plaisir des installations sur dix disquettes, où vous passez votre temps à sortir-insérer les-dites disquettes dans votre lecteur. Ayant dans mon ordinateur habituel un lecteur CD-Rom ne servant à rien (il avait été mis au chômage par un combo lecteur DVD - graveur de CD), je me suis décidé à le mettre sur le 486...

Je vous passe les détails de l'installation (un conseil cependant : méfiez vous comme de la peste des tresses IDE qui n'ont pas les machins qui empêchent de les brancher à l'envers... parce qu'une fois qu'une tresse est branchée à l'envers sur la carte mère, vous avez beau être sûr du branchement de vos disques, plus rien ne marche !). Une petite information : ne cherchez pas à faire détecter votre lecteur CD-Rom par le BIOS si celui-ci ne prend en charge que des disques dur en IDE. Mettez le comme aucun disque branché (ou none si votre BIOS à l'impolitesse de vous parler dans la langue des Monty Python), cela n'empêchera pas sa détection par les logiciels qui vont bien.

Une fois la bête remontée, on peut passer à l'installation des logiciels proprement dite. J'ai fais le choix de reformater le disque dur (il doit être cependant possible d'installer FreeDos en parallèle avec un autre DOS, je n'ai pas essayé).

On va donc télécharger les images disque du CD-Rom et de la disquette de démarrage (je n'avais même pas l'espoir que le CD-Rom démarre tout seul), sur le site de FreeDos. Notez qu'il existe deux types d'image disque, fdbootcd.iso et fdfullcd.iso, la première ne contenant que l'essentiel, la seconde proposant des logiciels supplémentaires (c'est une distribution, comme pour Linux). L'image fdfullcd.iso n'étant pas disponible pour la version actuel (Beta9 Service Release #2), j'ai pris l'image fdbootcd.iso.

On grave donc l'image du CD à l'aide de votre K3B logiciel de gravure préféré, et on copie l'image de la disquette avec la commande (lancée depuis le dossier où se trouver l'image) :
dd if=fdos1440.img of=/dev/fd0
(Sous Windows, il faut utiliser un sombre utilitaire nommé rawrite.exe... mais utilisez Linux, c'est plus simple :-p )

On démarre ensuite sur la disquette, en plaçant aussi le CD-Rom dans le lecteur, pour la suite.

Un premier menu s'affiche :

  1. FreeDOS Beta9-Service Release 2
  2. Smart Boot Manager (replaces any failing boot-from-cederom BIOS code)
  3. Memtest86+ v1.26 (tests the correctness of your RAM)
  4. FreeDos

On choisi 1 (Attention : les menus vont très vite, appuyez sur une touche (une flèche de direction) dès que vous voyez un menu, pour avoir le temps de lire.

Un second menu (horizontal celui-ci) :

  1. Load XMS driver
  2. SafeMode
  3. Ask me (default)
  4. Himen+Emm386

Il s'agit ici du choix du gestionnaire de mémoire, j'ai choisi le 1 (XMS driver). Je ne suis pas un spécialiste de la mémoire sous dos, si quelque pouvait m'expliquer la différence entre XMS et Himen+Emm386, ça serait gentil :-)

Ensuite, l'ordinateur vous demande en quelle langue doit-il vous parler : le choix est assez restreint, à moins que vous parliez le néerlandais ou le PL (polonais ?), je vous conseille de taper EN.

Quatrième question : quel driver utiliser pour le lecteur CD-Rom ?

J'ai fais le choix 1, c'est-à-dire d'utiliser le driver libre ATAPICDD.SYS développé par le projet FreeDos. Celui-ci n'est pas encore stable, vous l'utiliserez à vos risques et périls, tout ça (mais sur un 486 sans données importantes sur le disques, vous ne risquez pas grand chose...)

Le programme va essayer de charger le driver, et devrai vous dire que tout va bien (il m'est arrivé qu'il me dise que tout allait mal, mais en redémarrant l'ordinateur (CTRL+ALT+SUPPR) ça marchait de nouveau, je ne sais pas si ça vient du driver boiteux ou de mon lecteur de CD-Rom asmathique.

Ensuite (si tout va bien), vous utilisez le choix 0 du nouveau menu pour utiliser le driver précédemment chargé, et... TADAM... vous arrivez face à un nouveau menu !

Dans celui-ci, nous allons rendre une visite à l'invite de commande (prompt, choix 2) pour reformater manuellement le disque (le programme d'installation ne le fait pas tout seul). Cela se fait avec les commandes suivantes (attention ! votre clavier est en QWERTY, donc le a c'est q, le m c'est ?, les deux points c'est m, le / est à droite de votre clavier sur le pave numérique, sinon c'est !) :
format c: /U
pour formater le disque dur. Vous devrez aussi donner un nom à votre disque dur, profitez-en, c'est l'un des rares moments où vous pourrez faire preuve de créativité pendant l'installation (un bon point à celui qui trouve la référence). Chez moi, mon disque se nomme Zeus.

Commande suivante :
sys c:
Cela va permettre à votre disque dur de démarrer. On revient ensuite au menu en entrant la commande...
menu

Dans ce menu, on choisit le choix 1 (Configure FreeDOS Installation settings). Un autre menu s'affiche, commençant par :

  1. Start installation of FreeDOS beta9 (démarrer l'installation de FreeDOS beta9)
  2. Localize language, keyboard and display (choisir la langue, le clavier, et l'affichage)

On va commencer par entrer 2, puis 8 (le nombre correspondant à la France). Miracle, maintenant on a un clavier AZERTY (elle est pas belle la vie ?).

On revient au menu précédent, et maintenant on entre 1. L'installation devrait se dérouler facilement, on vous demandera le dossier où vous voulez installer FreeDos (chez moi c'est c:\fdos, faites de même si vous voulez suivre à la lettre tout ce que je raconte).

Une fois l'installation finie, on retire disquette et CD-Rom, et on redémarre. Notez que le Kernel vous permet d'appuyer sur F5 au démarrage pour ne pas charger les fichiers CONFIG.SYS et AUTOEXEC.BAT, et sur F8 pour vous laisser valider chacune des entrées de ces deux fichiers : ça pourrait vous sauver la vie... un jour.

A la fin de mon installation, je n'avais ni CONFIG.SYS, ni AUTOEXEC.BAT (mais j'ai des doutes sur la fin de mon installation, si quelqu'un peut confirmer...)

Je vais donc vous proposer mes propres fichiers, il vous suffit de les copier coller dans un éditeur, et de les enregistrer sur une disquette (attention, vérifiez que votre éditeur de texte enregistre les fins de ligne au format DOS (CRLF) !)

Les commentaires commençant par rem sont dans mes fichiers originaux, ceux commençant par rem ## ont été rajoutés pour ce billet :

CONFIG.SYS :

rem ## Expliquer au DOS qu'on peut avoir 26 lecteurs, et
rem ## plein de fichiers ouverts
LASTDRIVE=Z
BUFFERS=30
FILES=120
DOS=HIGH,UMB
rem ## Expliquer au DOS comment utiliser la mémoire RAM :
DEVICE=C:\fdos\bin\FDXMS.SYS
rem ## Le driver du CD-Rom, voir explications plus bas
rem FreeDos cdrom driver :
rem DEVICEHIGH=C:\FDOS\bin\atapicdd.sys /d:SHSU001
device=c:\fdos\msdos\oakcdrom.sys /D:SHSU001 
rem ## Le shell à charger. Le paramètre /E donne de la
rem ## mémoire aux variables d'environnement (SET)
SHELLHIGH=C:\COMMAND.COM /E:512 /P

AUTOEXEC.BAT :

rem ## Eviter d'afficher toutes les commandes au 
rem ## démarrage :
@echo off
rem *********** Dos options *******************
rem ## Avoir un prompt digne de ce nom
PROMPT=[superman@world:$p] $$
rem ## Les variables d'environnement pour FreeDos
SET dosdir=C:\FDOS
rem ## Le PATH (pour  c:\programs\dsk2, voir le billet 
rem ## sur les GUI)
PATH %dosdir%\bin;C:\PROGRAMS\DSK2
set NLSPATH=%dosdir%\NLS
set HELPPATH=%dosdir%\HELP
rem ## Les dossiers temporaires, VERIFIEZ QU'ILS 
rem ## EXISTENT !
set temp=%dosdir%\temp
set tmp=%dosdir%\temp
rem ## Le fuseau horaire, utilisé par certains
rem ## programmes comme UNZIP
set TZ=MET-2

rem *********** Devices options ***************
rem ## Le CD-Rom, voir plus bas
C:\FDOS\bin\shsucdx /d:SHSU001,D /C
rem ## Le driver de la souris. Vous pouvez essayer
rem ## d'utiliser ctmouse2, qui prend en charge la
rem ## molette, mais qui fait planter les programmes
rem ## utilisant la souris chez moi.
ctmouse /3
rem ## Mettre le clavier en AZERTY (des fois, ça sert)
LH KEYB FR

rem *********** Un*x-like alias ***************
rem ## Quelques alias, pour se sentir chez soi
set DIRCMD=/w/p
alias ls=dir
rem ## A vous de choisir : fasthelp est plus proche du
rem ## man un*x, à savoir une page d'aide textuelle
rem ## affichée par un pager.
rem ## Mais je préfère help, une aide hypertextuelle avec
rem ## support de la souris
alias man=help
rem alias man=fasthelp
alias cp=copy
alias mv=move
alias cat=type
alias clear=cls
rem ## Le troll du jour :
alias vi=edit
alias vim=edit
alias emacs=edit
alias nano=edit
alias sh=command
alias bash=command
alias rm=del /p
alias diff=fc

rem ## Ignorez les lignes qui suivent avant de lire le
rem ## billet sur les interfaces graphiques
rem *********** Run a GUI (desktop2) **********
dbd

Pour copier ces fichiers depuis une disquette :

copy a:\autoexec.bat c:\
copy a:\config.sys c:\

Pour lancer l'éditeur de texte :
edit

(Si ça ne marche pas, votre PATH n'est pas bien configuré. Entrez : c:\fdos\bin\edit)

A propos du lecteur CD-Rom : j'ai testé le driver fourni par FreeDos (ATAPICDD.SYS, celui qui peut déclencher la fin du monde). Il affiche des signes cabalistiques lors de son chargement et de l'accès à un lecteur CD-Rom, et au final refuse de lire le disque.

J'ai récupéré sur une disquette de démarrage de Windows 98 le driver correspondant à mon lecteur : oakcdrom.sys, que j'ai copié dans le dossier c:\fdos\msdos créé pour l'occasion. Et là, ça marche, tout va bien (avec les bonnes lignes dans le config.sys).

Une dernière étape : maintenant que le lecteur CD-Rom fonctionne, vous pouvez copier le fichier UNZIP.EXE se trouvant sur le CD-Rom d'installation de FreeDos dans votre dossier bin, pour pouvoir par la suite décompresser des archives ZIP par la commande UNZIP fichier.zip. Pour réaliser la copie, utilisez la commande (pensez à l'autocomplétion par la touche tabulation pour les noms de fichiers) :

cp d:\freedos\setup\odin\unzip.exe c:\fdos\bin

(Oui, bon, vous pouvez utiliser copy au lieu de cp si vous n'avez pas mis mes alias...)

Première conclusion :

Nous avons maintenant un système d'exploitation en ligne de commande pleinement utilisable, et presque totalement libre ! La seule entorse à la libritude est le driver de CD-Rom, il faut encore attendre que la version libre soit stabilisée.

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