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lundi 16 avril 2007

Votre candidat idéal

La perspective des élections présidentielles approchant, le dilemme de nombreux français ne fait que croître : pour qui voter ? Au lieu de se contenter d'un candidat du compromis, approchant peu ou prou vos convictions personnelles, des politiciens sérieux, réputés et très écoutés vous proposent de créer votre candidat idéal, pour cela, rendez-vous sur : Votez+.

Pour ma part, et sans grand étonnement, mon candidat idéal est :
Ségolène Bovancenot
Soit un composé de 40% de Ségolène Royal, 30% de José Bové et 30% d'Olivier Besancenot, ce qui, à l'ordre des pourcentages près, me convient.

Vous savez désormais ce qu'il vous reste à faire : rendez-vous dans les isoloirs avec ciseaux, double-décimètre et pot de colle, pour composer un bulletin de vote dans vos proportions personnelles.

(Merci à Devloop pour cette trouvaille. Aparté : Devloop, je t'ai piqué l'image, je l'enregistrerai sur mon serveur dès que j'aurais un peu plus de temps ;-) )

dimanche 1 avril 2007

François Bayrou : « ces élections seront celles du logiciel libre ou ne seront pas »

Photographie de François Bayrou Nous apprenons ce dimanche que François Bayrou, le candidat de l'extrême centre à l'élection présidentielle française, a décidé de répondre d'une manière peu conventionnelle au questionnaire de l'initiative candidats.fr, qui, rappelons-le, demande à tous les candidats d'éclaircir leurs positions vis à vis du logiciel libre. En effet, François Bayrou aurait profité de son second entretien pour le PoliTIC Show pour préciser son programme vis à vis des logiciels libres. Cet entretien n'a pas encore été publié, et selon nos sources les réponses pour candidats.fr ne devraient elles-mêmes être envoyées que dans quelques jours. Cependant, nous avons pu obtenir en exclusivité une transcription de l'entretien (réalisée pour Jean Véronis). Morceaux choisits :

Nicolas Voisin : À propos des nouvelles technologies et en particulier des logiciels libres... dont vous avez toujours été un fervent défenseur, que pensez-vous de la récente création du pôle de compétitivité en Île de France par le Ministre de la Croissance ?

François Bayrou : J'ai toujours soutenu ce genre d'initiatives. Mais pour moi nous n'allons pas assez loin ! Il faut étendre ce pôle de compétitivité, tout d'abord à l'ensemble du territoire national, puis progressivement à nos voisins européens, en organisant des négociation sur une politique informatique commune. Je crois qu'il est intolérable qu'à l'heure actuelle toutes les grandes innovations technologiques soient le monopole des multi-nationales américaines. Il est plus que temps de redynamiser notre économie des nouvelles technologies, et je crois que seuls les logiciels libres peuvent faire cela.

N.V. : Mais ne pensez-vous pas que favoriser les logiciels libres pourrait handicaper les éditeurs nationaux de logiciels propriétaires comme... je n'ai pas de nom en tête, mais ne croyez-vous pas qu'il y a un risque de fragiliser l'économie du logiciel en France ?

F.B. : La question pourrait être posée à l'envers. Puisqu'il existe déjà en France des sociétés qui travaillent sur des logiciels libres, favoriser le propriétaire ne pourrait-il pas gêner ces sociétés ? J'ai fait le choix des logiciels libres, car je pense que c'est le choix de l'avenir. Mais les logiciels libres restent fragiles, comme on l'a vu récemment dans l'affaire Microsoft contre Debian. Je pense qu'il est primordial d'assurer des base stables et viables pour le logiciel libre en France. C'est pourquoi, et je suis le seul qui propose cela, je pense qu'il faut organiser un grand pôle de développement de logiciel public, en nationalisant toutes les sociétés de développement informatique française. Nous serons le premier pays à produire du logiciel libre d'état.

N.V. : Cela n'est-il pas en contradiction avec le reste de votre programme ? Vis à vis de la concurrence... cela risque de déplaire à Bruxelles, non ?

F.B. : C'est possible, mais il nous faudra faire preuve d'un peu de témérité économique. La libéralisme a montré ses limites avec la situation actuelle de monopole de Microsoft, par exemple. Nous avons des potentiels forts en France, et il serait dommage de les ignorer. Il faut dire que le gouvernement actuel à fait preuve de grandes lâchetés économiques, par exemple pour l'énorme marché que représentent les députés de l'Assemblée Nationale. Il est inadmissible que Mandriva, pourtant une société française, n'est pas été choisie pour ce marché. Après la nationalisation que je propose, tous les services de l'état et toutes les collectivités auront l'obligation d'être équipée d'un système basé sur Mandriva, que je propose de renommer Francinux. Je vous le promet d'ores et déjà : je ferai tout ce qui sera en mon pouvoir pour imposer le libre !

Nicolas Voisin : Bien que vous vous soyez déjà illustré avec votre position sur les logiciels libres lors des débats sur la loi DADVSI, vous n'êtes pas vraiment le candidat le plus apprécié vis à vis des logiciels, d'autres comme Ségolène Royal ou encore plus José Bové (dont les soutiens sont chaque jour plus nombreux) semblaient avoir des positions plus tranchées que vous. Pourtant, avec cet objectif de nationalisation, vous surprenez tout le monde !

F.B. : Mais il n'y a rien de nouveau. J'ai toujours eu l'intime conviction que le mélange des genres et les compromis ne menaient à rien. Aujourd'hui, le centre est en passe de devenir une force qui compte, et j'ai envie d'en faire profiter le logiciel libre. Car le logiciel en a besoin. Même s'il a d'ores et déjà pris une place importante dans l'économie informatique, sa position est loin d'être assurée. À l'heure où le logiciel propriétaire séduit de plus en plus de personnalités du libre, où certaines communautés partageant l'idéal commun du logiciel libre se chamaillent et se disputent, je pense que seule une volonté politique forte pourra faire perdurer cet esprit essentiel.

C'est pourquoi il est - à mon sens - nécessaire que toutes ces communautés se joignent à l'effort national du logiciel libre français, et continuent leur travail bénévole au sein du service public du logiciel libre. Le libre doit être la règle, et c'est pourquoi je propose que pour chaque solution propriétaire vendue soit proposé une solution équivalente libre lors de l'achat. Il faut imposer le choix !

Nicolas Voisin : Lors de notre dernier entretien, vous nous aviez avoué que si vos collaborateurs utilisaient des logiciels libres, vous n'aviez pas encore eu le temps de le faire personnellement. Cela a-t-il évolué ?

F.B. : J'ai pu négocier avec TF1 l'annulation de certaines entrevues, ce qui m'a permis de tester quelques logiciels, comme OpenOffice.org ou Skype, mais je n'ai pas eu le temps d'explorer plus en avant les incroyables possibilités des logiciels. Mais c'est promis, je m'engage à n'utiliser que des logiciels libres une fois élu président de la république. Et pour commencer, je vais demander à ce que l'on supprime toutes les parties en flash de mon site, bayrou.fr.

Je crois que cette campagne est différentes des précédentes à cause de tous les bouleversement d'internet, que ce soient les nouveaux médias, comme ce que vous faites, ou les logiciels libres. Pour moi, ces élections seront celles du logiciel libre ou ne seront pas. Imaginez ce que nous pourrions faire si tous les pingouins du monde voulaient se donner la main...

Nul doute que ces déclarations vont faire grand bruit sur le terrain de cette campagne déjà mouvementée, François Bayrou s'imposant ici clairement en troisième homme derrière Buffet, Voynet, Bové, Besancenot et Royal à propos des nouvelles technologies.

samedi 10 mars 2007

C'est déclaré : le très sérieux journal Brave Patrie est partisan

En effet, Brave Patrie le célèbre et très sérieux journal politique, que l'on sait insensible aux influences des décideurs, qui sait garder son sang-froid alors que même Le Monde roule pour Nicolas Sarkozy, Brave Patrie, donc, soutient la candidature du Président Jacques Chirac pour un nouveau mandat.

Je crois que nous tous, sujets citoyens de la Brave Patrie, devons nous féliciter devant une telle indépendance. En effet, les courageux journalistes ne se sont pas laissé intimidés par la position toujours plus menaçantes de notre Ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, allant même jusqu'à énoncer des hypothèses potentiellement nuisibles pour le candidat de l'intérieur. Brave Patrie, dernier bastion de la bravitude ?

lundi 8 janvier 2007

À propos de la Tartitude

Alors que les linguistes en herbe s'échinent à comprendre les subtilités grammaticales du français oral à propos de la phrase Ah, la tarte, j’ai adoré !, eskaloo nous livre l'explication historique qui suit :

Vous n’y êtes pas. Pour comprendre, il faut revenir quelques centaines d’années en arrière.

Nous sommes en 586, en Syrie. L’oncle de Mahomet, Abu Talib, décide de monter une petite entreprise de croissants au beurre, selon une recette délicieuse, dorure au jaune d’oeuf avec un pinceau. Délicieux. L’entreprise prend de l’essor, et Abu Talib demande à Mahomet de continuer la fabrication des croissants pendant qu’il va démarcher de nouveaux clients en Jordanie.

Quelques heures passent, et Kader passe rendre visite à son copain. Il trouve Mahomet assis sur une chaise, buvant un thé à la menthe les orteils en éventail.

“Ben, que fais-tu ? Ton oncle ne t’a pas demandé de l’aider à faire les croissants ?

- Pfou ! répondit Mahomet en reposant son verre et en pointant l’index vers le ciel, Allah va le faire, il vient de me le dire”

Laissant son ami dans ses délires extra-lucides, Kader s’en va.

Revenant en fin de journée, il voit Mahomet en train de tremper le pinceau dans le jaune d’oeuf et de badigeonner la surface des croissants avec un empressement rare.

“Mais que fais-tu mon ami ?

- Allah tarde, j’aide à dorer, répondit le futur prophète”

Et c’est ainsi, avec quelques différences phonétiques dues à l’évolution de la langue que cette phrase est arrivée jusqu’à nous.

(Et à propos de culture, vous ne trouvez pas que les néologismes en *itude ont la cote, ces temps-ci ?)

dimanche 31 décembre 2006

2006

L'année 2006 a ceci de particulier qu'elle est à l'heure actuelle la seule année commencée à ne pas être terminée. Profitons-en, car ce fait ne se reproduira probablement pas.

Bonne année 2006 !

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