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Lectures

Critiques des livres que j'ai lu...

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samedi 11 avril 2009

Ulysse from Bagdad

Couverture de La Magie de la peur

Critique établie le 11 avril 2009 par Thesa.

Ulysse from Bagdad est un roman de Eric-Emmanuel Schmitt.

Les américains ont libéré l'Irak.

Pourtant, la Bagdad dans laquelle vit Saad en est bien plus miséreuse, bien plus dangereuse, et le jeune homme ne songe qu'à fuir ce pays où sont morts dans la guerre la plupart de ceux qu'il aime. Son objectif : l'Angleterre.

Commence alors le périple d'un de ces nombreux clandestins qui chaque jours tentent de trouver une terre d'accueil. Statut de réfugié refusé par l'ONU, voyage sur des embarcations qui menacent de chavirer, parcage par des passeurs dans des camionnettes sans voir le jour du trajet, accumulation de petits boulots, sur les ports, dans les villes, pour la mafia. Sans-papier, traqué par la police, mais aussi aidé par ceux qui refusent les frontières et les drames accomplis en leurs noms.

Ce roman n'est certes pas à la hauteur de La Part de l'autre, mais il conte de façon juste et captivante la vie des clandestins qui chaque jours risquent leurs vie pour l'améliorer, et sont traités inhumainement sur le simple fait qu'ils ne sont pas nés au bon endroit.

jeudi 1 janvier 2009

La Magie de la peur

Couverture de La Magie de la peur

Critique établie le premier janvier 2009 par Thesa.

La Magie de la peur est un roman de Robin Hobb, le quatrième de la série le Soldat Chamane, à la suite de La Déchirure, du Le Cavalier rêveur, et du Fils rejeté.

Jamère a pris la route. La Route du roi, qui mène vers le territoire des Ocellions. Cette route, à cause de laquelle la Gernie est en guerre. Plus il avance, plus il se rend compte que je majestueux projet du roi n’a pas sur place la splendeur qu’on lui prétend à Tharès-la-Vieille. Gêné par son obésité, ayant perdu sa confiance en lui et en son avenir, Jamère espère juste qu’une garnison quelconque l’acceptera comme simple soldat.

Il s’arrête en chemin chez Amzil, la veuve de l’un des forçats chargé de construire la route. Elle vit dans les ruines de l’un des ces villages que les forçats avaient tenté de construire, sans aucune expérience de la vie paysanne. Rendre quelques menus services à Amzil, l’aider à améliorer le quotidien, pour elle et ses enfants, lui redonne un peu de confiance.

Mais il va croiser la route de Buel Fail, éclaireur de l’armée. En le sauvant d’une blessure quasi-mortelle, Jamère s’ouvre les portes du régiment de Guetis, la ville la plus avancée, proche de la fin de la route… et des Ocellions.

Là, Jamère va se rendre compte de la situation réelle de la route, découvrir les Ocellions – et les Ocellionnes – et surtout… leur magie.

Ce quatrième tome de la série installe Jamère dans son rôle de personnage qui a de l’importance, mais ne le sais pas encore. Hésitations entre le destin qui lui était offert par son père, et les changements que les Ocellions lui ont apporté. Malgré le rythme plus calme de ce tome, la lenteur de compréhension de Jamère par rapport à ce que l’on devine, ce livre est peuplé de moments forts qui rendent Jamère toujours plus attachant. Le futur de l’histoire est toujours aussi difficile à cerner, et j’attends avec impatience de lire les prochains tomes !

samedi 27 septembre 2008

La porte de Bronze

Couverture de La porte de bronze

Critique établie le 27 septembre 2008 par Thesa.

La porte de bronze est un roman de fantasy Bernard Simonay.

Ele’a et Darys vivent un amour intense sur leur île de Koralya, paradis idyllique au milieu de l’archipel de Nacre. Comme sur le reste de la planète Aurévia, ici, pas de violence ou de guerre, on y vit en paix et en harmonie.

Mais l’effacement (équivalent aurévien de la mort) de Darys va pousser Ele’a a accepter la proposition du seigneur Ykhare de l’emmener dans son palais, dans une lointaine ville. Cependant, le seigneur Ykhare n’inspire pas confiance à Ele’a. Qui est donc cet homme, que personne n’ose défier, et qui possède un pouvoir absolu sur Aurévia ?

S’il conte une histoire agréable à lire, ce roman est loin de révolutionner le genre, et est à mon avis en deçà de certains livres des enfants de l’Atlantide. Heureusement que la fin est intéressante et bouleverse le cours du livre.

mercredi 3 septembre 2008

99 francs

Couverture de 99 francs

Critique établie le 3 septembre 2008 par Thesa.

99 francs est un roman d’inspiration autobiographique de Frédéric Beigbeder, qui fut adapté au cinéma (mais je n’ai pas vu cette adaptation).

Octave a un objectif. Se faire licencier. Il travaille dans la publicité. Conscient de passer sa vie à faire rouler la mécanique bien huilée du marketing capitalistique, il décide d’arrêter d’être complice de la manipulation quotidienne du monde entier, en sortant par la grande porte. Pas de démission. Un licenciement.

Il commence alors à écrire le récit de ce licenciement. Le récit d’un milieu pourri par l’argent, la drogue et les prostituées, qui dirige le monde sans le vouloir, uniquement parce que chacun des rouages des directions marketing et des agences publicitaires est enfermé dans le carcan de ses relations avec l’argent, ses supérieurs et ses subordonnés. Le récit d’une escalade dans l’extrême d’un milieu qui a oublié d’avoir des limites.

Ce livre a été encensé par la critique. Enfin quelqu’un qui ose critiquer la publicité !

Pourtant… le roman est mal écrit, alternant entre des longueurs d’explications moralistes sans intérêt et des scènes toujours plus trash. Les personnages sont tous des salauds. Ils en ont parfaitement conscience. Ils sont la parfaite illustrations des dingues et des paumés de Thiéfaine.

Frédéric Beigbeder n’est pas un romancier. C’est un publicitaire. Son livre est un assemblage d’aphorismes, ou plutôt de slogans, ou même de titres. Et c’est un très bon publicitaire : si le roman en tant que tel n’a aucun intérêt, si la critique du système économique qui s’y trouve est fort bancale et étayée de pas grand chose si ce n’est de l’égo démesuré du personnage principal, ce livre parvient très efficacement à donner une image extrêmement noire de la façon dont le marketing régit le monde.

Ce n’est pas un roman. Ce n’est pas une thèse politique. C’est juste une publicité contre la publicité. Pour 6,80 €.

vendredi 20 juin 2008

Days

Couverture de Days

Critique établie le 20 juin 2008 par Thesa.

Days est un roman d'anticipation de James Lovegrove (lire aussi une interview de l'auteur).

Franck est vigile chez Days. Days ! Le plus grand gigastore du monde. Où tout se vend. Tout s'achète. Du moins... si vous avez une carte.

Franck est vigile chez Days depuis des années. Et ce jour est sa dernière journée de service. Récit de cette journée, des hordes populaires qui se pressent devant le spectacle des vitrines faute de pouvoir entrer dans le temple de la consommation, aux clients devenus fous à l'annonce d'une vente flash. Ou de la guerre fratricide que mènent deux rayons concurrents jusqu'à la vie réglée des sept frères Days, qui dirigent du haut du dernier étage la marche du magasin.

Critique de la consommation poussée à l'extrême, cette journée passée dans le supermarché est aussi une histoire dynamique et prennante, bref, un bon bouquin qui essaye en plus de faire réfléchir ses lecteurs.

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