filyb.info

Cela n'engage que moi

Fil des billets - Fil des commentaires

samedi 3 mars 2007

Osez Bové - Meeting à Toulouse le 28 février

Tract du meeting J'étais mercredi dernier au meeting de José Bové et des collectifs unitaire anti-libéraux à Toulouse. La salle était pleine, plus de 1500 personnes. Non seulement José Bové s'est exprimé, mais avec lui un nombre important d'intervenants, responsables de collectifs, acteurs de luttes sociales diverses comme un militant de RESF, un militant des Enfants de Don Quichotte Toulouse, des syndicalistes de chez Airbus, etc.

La grande majorité des discours étaient intéressants et pertinents, José Bové n'a pas eu le discours faucheur d'OGM que lui prête la presse, au contraire, il exposait clairement les différents points du programme unitaire en réponse aux questions des intervenants.

Mon seul regret : des papiers ont été distribués dans le public pour lui permettre de poser des questions, mais sous l'affluence de celles-ci (plus de 200 questions différentes) et à cause des contraintes horaire de l'évènement, José Bové n'y a pas répondu. Cela aurait permis de voir un plus large éventail des propositions, mais le discours tenu était déjà très complet.

Et pour ceux qui n'étaient pas là, j'ai tout enregistré grâce à ma clef USB, vous pouvez télécharger le fichier, encodé au format Ogg Vorbis : Meeting_Jose_Bove_Toulouse_28032007.ogg (50 Mo - 2h40). Si vous avez des problèmes de lecture, utilisez VLC !

Ce fichier est du brut, du vrai, avec les commentaires de mes voisins et moi, vous verrez, c'est passionnant. J'ai commencé l'enregistrement quand José Bové est rentré dans la salle, cependant il a encore fallut du temps pour que le meeting commence vraiment. Vous pouvez sauter à la 12ème minute pour avoir directement le début. Les noms des différents intervenants ont été annoncés avant leur prise de parole, cependant ils sont bien souvent été noyés dans les applaudissements du discours précédent. J'essayerai de les récupérer. Je vais aussi tenter de découper ce fichier par intervention, mais il va falloir attendre un peu ;-) ...

En bref, pour mon premier meeting politique, je n'ai pas été déçu : la notion des collectifs était très présente, José Bové n'a pas monopolisé le temps de parole, les discours étaient pertinents : que du bon !

mardi 20 février 2007

Moi aussi, je vous parle sondage

La logique formelle est une merveille. Elle tient pour vraie une affirmation comme : Si le Groenland est en sucre candi, alors Charlemagne est le plus grand écrivain du Moyen Âge. En effet, la prémisse est fausse (le Groenland n'est pas en sucre candi). Or, si l'on suppose réalisée une prémisse fausse, on est en droit de déduire tout ce que l'on veut. Aucune de ces déductions ne pourra être contredite, puisque, pour la contredire, il faudrait une situation dans laquelle la prémisse soit réalisée et la conclusion de la déduction fausse. Comme la prémisse n'est pas vraie, on ne peut jamais avoir une telle situation.

Application pratique. Une élection est prévue au jour J. La veille au soir, paraît un sondage effectué au jour J-1, selon lequel, si l'élection avait lieu au jour J-1, Martin serait élu avec 80 pour cent des voix. L'élection se tient au jour J, et c'est Dupont qui est élu avec 80 pour cent des voix. Le sondage s'est-il trompé ?

Du point de vue de la logique formelle, non. La seule façon de mettre le sondage en contradiction avec les faits serait de constater la victoire du Dupont en tenant l'élection au jour J-1. Mais réaliser cela est impossible, puisque l'élection ne se tient pas au jour J-1 ! Le sondage dit donc vrai.

Cela a une intéressante conséquence quant à l'élection présidentielle qui occupe les esprits. Je puis affirmer que, si elle avait lieu aujourd'hui, je serai élu triomphalement. L'avenir n'a aucun moyen de me démentir.

Il est d'usage que le vainqueur d'une élection remercie ses électeurs. Qu'il me soit permis, quant à moi, de remercier la logique formelle.

Didier Nordon, Pour la science, Mars 2007.

samedi 2 décembre 2006

Moi, Thierry F., chômeur professionnel

Jeudi matin, dans le train. La seule place libre du wagon où je suis entré est en face d'une dame lisant Moi, Thierry F., chômeur professionnel. Après tout ce que j'avais lu à propos de ce bouquin chez le Monolecte, je n'étais pas spécialement attiré, mais c'était vraiment la seule place libre de tous le wagon, strapontin et première classe compris. Bon, tant pis.

Quand je levais le nez du mon livre (le respectable Maître Harpiste de Pern, de Anne McCaffrey), mon regard tombait sur la quatrième couverture d'en face :

Thierry F. est propriétaire d'un grand studio avec balcon et vue imprenable sur un jardin. Il possède une Alfa Romeo et mène une vie simple et agréable. Thierry F. a 45 ans. Son métier ? Chômeur professionnel indemnisé par l'Anpe depuis vingt-deux ans. Il fait partie des 2,7 millions de demandeurs d'emploi actuellement recensés pour lesquels l'Etat verse 10 milliards d'euros choque année. Thierry F. est heureux. Il adore la France. Elle le lui rend bien... Des lettres hilarantes destinées à écœurer d'éventuels employeurs aux rendez-vous avec des agents de l'Anpe, ce témoignage étonnant dévoile le parcours cocasse et effrayant d'un homme allergique au monde du travail et qui profite du système. Un autre regard sur l'exception française.

Pathétique.

Mais tout de même, je me suis mis à me poser des questions. Je comprend que l'on écrive ce livre (besoin - quelle ironie - d'argent), qu'on l'édite (copinage politique avant les élections, bouquin polémique, donc tellement plus retable qu'un roman), mais qu'on le lise ? Qu'avait donc dans la tête cette dame lorsqu'elle l'a acheté ?

  • Voulait-elle pouvoir se conforter dans des idées sarko-droitistes les chômeurs, faudrait tous les laisser crever, afin de rompre tranquillement avec le genre de stupidité que raconte ce bouquin ? L'idée qu'une personne sur vingt1 qu'elle voit, là, dans le wagon, vit dans le luxe pendant qu'elle trime tous les matin a - il est vrai - de quoi la mettre de mauvaise humeur.
  • Au contraire, fait-elle partie de cette masse de gens que la société à mis à l'écart pour ensuite s'en plaindre ? Croit-elle trouver dans ce bouquin une solution miracle, et suivre à son tour le chemin de M. Thierry ? Penser qu'elle a fait ce choix serait vraiment prendre les gens pour des cons.
  • Où as-t-elle reçu l'ouvrage en cadeau ? Un ami aussi bien pensant que bien intentionné, désireux de lui montrer combien son voisin de palier un homme détestable - un parasite. Mais dans ce cas, l'envie de notre dame de lire le-dit livre revient probablement au premier point. Si elle était en bon termes avec le voisin de palier, et au courant de sa situation, elle aurait plutôt balancé à la figure du donateur l'œuvre de Thierry F., ou plus poliment lui aurait expliqué que le parasite, monsieur, n'est pas celui que l'on pense.

Mais revenons dans notre train. La dame relève régulièrement les yeux du livre. Essuie de la main la buée, et jette un regard à travers la vitre. Il fait pourtant nuit noire, et seuls quelques points lumineux se distinguent au milieu de la campagne. Elle retente la lecture de quelques lignes, puis abandonne. Le bouquin est refermé, une enveloppe ouverte en guise de marque-page. Et Thierry F. disparaît dans un sac à main, alors que nous ne sommes qu'à la moitié de mon trajet. Ce livre serait-il aussi peu passionnant qu'en laisse présager la quatrième de couverture ?

Puis-je avoir l'espoir que cette dame a acquis le livre en passant par hasard dans le rayon librairie de son supermarché - forcément dans un supermarché, seul lieu où l'on peut mettre une telle quantité de livre Moi, machinchose, je... en exergue que les plus grands romans se retrouvent relégués dans les rangées de rayon de livre de poche, par bloc de cinquante exemplaire, ne parlons pas des livres moins connus - ? Cette dame devait chercher à s'occuper le matin dans le train, et devait avoir entendu le titre du livre dans la chronique économique de la radio qu'elle écoute en déjeunant. Sans trop savoir de quoi ça parlait, elle l'a acheté, et se force à présent à en lire un chapitre chaque matin, malgré le profond désintérêt qu'elle y porte. Puis-je avoir l'espoir qu'elle n'y trouve aucune résonance ? Puis-je avoir l'espoir qu'elle comprenne que cette histoire est tellement anecdotique qu'elle n'a aucune importance ? Puis-je avoir l'espoir qu'il y a encore un peu d'intelligence dans les trains ?

Notes :

mardi 21 novembre 2006

Je serais demain devant la préfecture de la Haute-Garonne

Et j'invite tous les soutiens de RESF à en faire de même, pour permettre à ceux qui vivent en France, qui travaillent en France, qui étudient en France, qui payent des impôts en France, de pouvoir vivre comme des Français, de pouvoir vivre Français.

Pour savoir à quelle heure est le rendez-vous de votre département, rendez-vous sur la carte des rassemblements.

samedi 14 octobre 2006

Hommage

Le lecteur JOrbis nécessite Java.

Journaliste Nous exigeons la liberté Une voix contre le tsar est un document de ArteRadio.com, sous licence Creative Commons Attribution - Non commercial - Pas de modification.

NB : le code de l'applet n'est pas valide, vous m'excuserez mais ma connexion à 8 Mb/s prend un malin plaisir à se travestir en une connexion d'avant l'ADSL, donc le moindre essai prend cinq minutes... j'ai abandonné.

- page 2 de 9 -